Suzhou, des usines à soie aux jardins paisibles


Cette ville est une destination idéale pour passer une journée ou un week-end loin de la mégalopole de Shanghai.

Les Jardins de Suzhou

Ils ont été composés pour les grandes familles chinoises des dynasties reculées qui y venaient en villégiature. On trouve ainsi pour une même villa : les jardins d’été, d’automne, d’hiver et de printemps.

Suzhou

Suzhou

Mettant en valeur les résidences secondaires des illustres familles chinoises d’antan, ces jardins ont été conçus de manière à recréer une cosmogonie miniature dans les règles de l’art et des traditions chinoises.

Le plus petit d’entre eux, mais aussi celui dont on dit qu’il est le plus joli, est le jardin du Maître des Filets dans lequel on retrouve l’une des constantes relevées lors des différentes visites de jardins que j’ai pu faire à Shanghai : un grand bassin constituant le cœur du parc entouré de galeries, de sculptures, de pierres, de petits ponts, d’arbres, de bonzaïs et autres plantes variées. Autour de ce bassin central, c’est une multitude de petites cours qui se succèdent, s’offrent ou se cachent si bien qu’il est difficile parfois de se rappeler si l’on est déjà passé par l’une ou l’autre. On pourrait d’ailleurs se croire perdu dans un grand labyrinthe… C’est l’art de l’agencement qui crée de l’espace là où il n’y en a pas… Le jardin présente aussi en de nombreux endroits des mosaïques de petites pierres sur le sol, très typiques de Suzhou.

Les soieries de Suzhou

Suhzou est devenue au début du VIe siècle un haut lieu de production et de commerce de la soie. Les marchands s’enrichissent, les lettrés et les mandarins s’y installent et des jardins y sont créés en nombre, jusqu’à 287 autrefois. Direction le musée-usine-magasin de soie par les muriers et les vers à soie qui doivent muer quatre fois avant de faire leur cocon sur des claies de paille de riz : une dizaine de jours plus tard, on procède au dé-coconnage et la bourre est enlevée.

Suzhou

Suzhou

La difficulté est ensuite de trouver l’extrémité des fils en remuant ces cocons avec un balai de paille de riz : ces fils sont très fins et ils sont enrouler par dix sur une turbine. Pour un kilo de soie grège, il faut 8 kg à 10 kg de cocons. Enfin arrive l’étape du tissage. Avant de reprendre la route, petit tour par la boutique qui recèle de très beaux produits.

By Elodie Cabrera
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