Los Angeles – Downtown : un quartier tentaculaire


Capitale du divertissement et du culte du corps, la Cité des Anges fascine ! Après plus de 15h de vol, me voilà enfin dans cette ville qui m’intrigue tant. Les formalités d’entrée sur le territoire terminées, je respire enfin pour la première fois l’air de Los Angeles dont le vrai nom est El Pueblo de Nuestra Señora la Reina de Los Angeles del Río de Porciúncula. Direction l’agence de location de voiture où je récupère un 4×4 Ford avant de filer à la guesthouse.

Los Angeles est donc ma porte d’entrée pour les U.S.A. La ville des stars, pour démarrer mon road trip dans l’Ouest Américain ! Je suis émerveillée. Ici, c’est un peu « comme à la TV »… entendez par là qu’avec toutes les séries américaines que j’ai pu ou regarde encore, je découvre pour la première fois cette ville qui me semble déjà familière. Pas tant que ce soit beau non, même si c’est pas vilain non plus. Mais je reconnais pas mal de trucs  autour de moi. Je suis à demie-surprise et c’est ce qui rend la chose magique car depuis 30 ans que je vois ce décor depuis mon petit écran, cette fois j’y suis pour de vrai et tout est pareil : les Américains, l’environnement, le mode de vie… tout correspond à tout ce que j’imaginais et je m’en délecte.

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La Cité des Anges se caractérise par l’absence de véritable centre-ville. Downtown est réputé pour son ancienneté historique et son urbanisme vertical : c’est d’ailleurs le seul district de la ville à avoir développé une architecture de gratte-ciels même s’il sont peu nombreux et pas très hauts. Est-ce dû au souvenir laissé par le terrible tremblement de terre qui détruisit tout dans les années 80 ?

Vu de loin ou depuis le ciel, le quartier paraît assez concentré… Enfin je dis ça mais c’était avant de partir à la découverte du site à pied : du Staples Center jusqu’au cœur du Downtown en passant par El Pueblo, Chinatown, le Walt Disney Concert Hall, le City Hall et l’Union Station… j’ai au moins parcouru 15 km à pied par 35°C en une seule journée. « Une vraie européenne » m’a dit mon hôte en rentrant quand je lui ai raconté ma journée…

Union Station, la gare de Los Angeles, est vraiment très jolie. Située non loin du quartier mexicain El Pueblo, elle date de 1939 et son architecture ressemble aux nombreuses missions espagnoles de Californie.
De style Art Déco, l’intérieur y est étonnamment propre pour une gare et surtout splendide : il faut dire que l’endroit est culte et sert fréquemment de décor dans des films ou séries. Une aile est d’ailleurs spécialement dédiée aux tournages. Parmi ceux-ci, on compte Blade Runner ou Braquage à l’italienne.

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En se baladant dans les rues du Downtown, je découvre d’immenses fresques devenues de véritables terrains d’expression pour les graffeurs. Au détour d’une rue, certaines constructions se parent ainsi de graffs représentant des paysages, des héros, des paysages fantastiques, des scènes d’espoir, des personnalités de la culture populaire ou des scènes oniriques.

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Le street art s’affiche donc partout pour le plaisir du touriste qui découvre des créations étonnantes avec une imagination sortant souvent du conventionnel. Pour la petite histoire, ces peintures étaient au début considérées comme des graffitis et leur pratique était interdite quoique tolérée quand c’était à des fins artistiques. Ce n’est qu’en l’an 2000 que la peinture murale fut légalisée par l’administration. Aujourd’hui, certaines des réalisations sont de véritables chefs-d’œuvres.

Ma balade m’emmène aussi du côté du Staples Center, une salle omnisports inaugurée en 1999 après 18 mois de travaux en remplacement du vétuste Great Western Forum et du Los Angeles Memorial Sports Arena en tant que stade principal de basket-ball et de hockey sur glace. Aujourd’hui, le bâtiment accueille cinq franchises professionnelles : en basket-ball (NBA) – les Lakers et les Clippers -, en hockey sur glace avec les Kings, en basket-ball féminin (WNBA) – les Sparks – et en BA D-League (championnat secondaire de basket) avec les D-Fenders.

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C’est aussi ici qu’a répété Michael Jackson et sa troupe en 2009 pour sa série de 50 concerts qu’il n’a malheureusement pu jamais donner, décédé au mois de juin de cette même année. Mais l’offre de spectacle sportif ne constitue ici que la moitié des 250 dates annuelles de la salle qui accueille également des spectacles, de concerts, des matchs de boxe, de catch ou encore les X-Games (sports extrêmes) depuis 2003 et les Grammy Awards qui récompensent les meilleurs artistes et techniciens dans le domaine de la musique depuis 2000.

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Le quartier autour du Staples Center s’appelle le Los Angeles Sports and Entertainment District également connu sous le nom de L.A. Live ou Times Square West. L’ensemble offre divertissements, restaurants, zones résidentielles, studios de télévision et de radio, salles de concert et commerces mais le site – immense – n’a guère d’ambiance en dehors des spectacle programmés : les rues sont vides, seuls quelques ouvriers effectuent des travaux de voirie.

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Je suis également passée par le quartier coréen puis japonais avant d’arriver dans le quartier chinois. Il faut savoir que les Chinois sont arrivés ici durant la seconde moitié du XIXème siècle lors de la construction du chemin de fer. Mais sauf la présence de cette porte rehaussée de deux immenses dragons dorés, quelques échoppes vendant du thé et autres produits asiatiques, des restos affichant des lampions rouges en papier et trois panneaux d’indication routière écrits en chinois, rien ne me donne l’impression d’être dans un quartier chinois. Je suis déçue… J’ai l’impression d’être dans un quartier un peu vieillot avec des devantures en carton-pâte…

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By Elodie Cabrera
Live, Love, Smile & Travel

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