Faire un road trip ? Oui mais pourquoi ?


Quitter son chez soi et partir quelques jours, c’est déjà une aventure en soi mais lâcher ses habitudes pour quelques semaines, ou tout plaquer pour parcourir le monde pendant des mois n’est pas chose aisée pour tous… Et je ne parle pas d’argent mais bel et bien d’oser se lancer et de vaincre sa peur de l’inconnu. Voyager est pour moi un apprentissage, une découverte sur soi et sur les autres. J’ai toujours adoré partir en vacances, seule ou accompagnée, peu importe la destination mais j’avais pris pour habitude de ne rester qu’à un seul et même endroit durant chacun de mes séjours par facilité et tranquillité d’esprit jusqu’au jour où, désireuse d’aller plus loin et plus longtemps sur de grandes distances, j’ai décidé de me lancer dans un road trip et de repousser par la même les limites de ma zone de confort.

Entre la décision de partir arpenter les routes, l’achat de mes billets d’avion, la location de la voiture, les hébergements et la planification des différentes étapes de ce futur voyage, je suis passée par tout un panel d’émotions : doute, panique, appréhension, incertitude, questionnements, un peu de joie et d’excitation aussi… Mais le pire, c’est que j’avais peur. Mais peur de quoi au fait ? D’à peu près tout je crois. De me perdre, de faire des mauvaises rencontres, de tomber malade, de crever au milieu de nulle part et de ne pas y arriver, tout simplement.

J’ai donc choisi de partir en Islande pour mon premier road trip, un voyage qui s’est révélé être extraordinaire car avec un peu d’organisation et un peu beaucoup de travail sur moi, j’étais enfin fière de moi et de voir ce dont j’étais capable une fois là-bas. C’était en 2011. Six ans plus tard, mon 7e road trip en Nouvelle-Zélande (île du nord) est déjà calé tandis que le 8e en Polynésie est en cours de finalisation.

Le road trip a donc changé ma façon de voyager mais surtout, il m’a permis de me transformer et de me libérer de mes habitudes et de mes peurs.

Un road trip, c’est quoi au juste ?

C’est une façon de découvrir en voiture, en vélo, à pied ou en train, un pays au gré de ses routes et de ses infrastructures, sa géographie et sa culture. Si cette notion de road-trip est presque devenue banale pour tout grand voyageur de nos jours, peut-être que certains d’entre vous hésitent encore à franchir le cap : dans tous les cas, voici pour moi les 11 raisons pour lesquelles partir sur les routes est une chose merveilleuse que je vous conseille de tester au moins une fois dans votre vie.

1. Se sentir libre et être maître de son temps

Adieu la routine et vive la liberté ! Faire un road trip, c’est pouvoir gérer son temps comme bon vous semble et se sentir libre de toute contrainte : on s’arrête quand on veut et où on veut pour une pause photo, manger, visiter, dormir, discuter ou boire un verre…

2. Des découvertes et des rencontres

Faire un road trip est une expérience instructive qui vous permettra aussi de côtoyer facilement des locaux et donc de vous immerger plus facilement dans une culture, et en découvrir ses facettes et ses coutumes.

3. Apprendre à gérer son budget et être un minimum organisé

A moins que l’improvisation ne vous fasse pas peur, je vous recommande de planifier un minimum vos étapes au risque de passer à côté des choses intéressantes et surtout, de ne pas tenir votre budget.

  • Adaptez votre voyage à vos envies : culture, urbain, gastronomie, nature, aventure…
  • Assurez-vous que votre périple soit réalisable dans vos délais + évitez les trajets épuisants. Google Maps se révèle par exemple être un allié fiable pour calculer les durées de vos déplacements.
  • Estimer le coût global de votre voyage : avion + location de véhicule + essence + hébergement + alimentation + activité sur place + dépenses personnelles… Renseignez-vous aussi sur le coût de la vie du pays où vous comptez vous rendre.
  • Prenez en compte votre état de santé, les éventuelles contraintes liée au voyage et n’oubliez pas le cumul de fatigue, notamment s’il y a un décalage horaire

5. Voyager léger

Prenez uniquement ce dont vous avez besoin : inutile de vous surcharger avec des vêtements ou des accessoires qui alourdiront vos bagages et que vous n’utiliserez pas. Si au départ j’avais toujours peur de manquer de quelque chose, voyager léger est devenu pour moi un état d’esprit : le road trip m’a en effet appris à n’emporter que le stricte nécessaire.
Le mieux est de privilégier des vêtements légers dans lesquels vous serez à l’aise. Le coton reste ma matière de prédilection. Selon votre destination, pensez aussi à prendre une tenue un peu habillée (sait-on jamais !) et évitez toujours les imprimés militaires qui pourraient choquer.

6. Dormir ailleurs que dans un hôtel

Jusqu’en 2011,je n’avais jamais réellement pris conscience qu’il existait tout un tas de possibilités concernant les offres d’hébergements en dehors des hôtels. Lesquelles ? Cliquez ici.

Et compte tenu des destinations où je me rendais, j’ai donc découvert, testé et approuvé chambres d’hôtes, fermes auberges, motels, dodos chez l’habitant et même parfois dans la voiture… Bref, d’autres lieux où dormir avec l’énorme avantage de réduire mon budget vacances, de rencontrer des gens formidables et surtout, de vivre comme une locale.

7. Survivre aux imprévus

Dans un road trip, on ne peut jamais tout prévoir… Mais sachez que certaines petites galères deviendront de bons souvenirs dont vous rigolerez par la suite !

  • Les soucis éventuels de mécanique…

Le pire qui me soit arrivé à ce jour en road-trip a été de me retrouver avec un pneu à plat au beau milieu du désert au Nouveau-Mexique aux États-Unis, sans réseau et à 7h de route de la prochaine zone d’habitation… Là, j’ai flippé. Littéralement. Je me demandée si quelqu’un allait passer, et dans combien de temps.
Comme dans un film, j’ai évalué mes chances de survie. J’avais de l’eau, le plein d’essence et à manger pour tenir au moins plusieurs jours. Mais il faisait déjà très chaud (34°C degrés à 7h du matin) et aucun endroit à l’horizon où m’abriter du soleil… Tellement chaud que je pouvais sentir la chaleur dans l’habitacle de la voiture même avec la clim’ poussée à fond dans ma citadine. Je me suis dis que j’allais certainement mourir là dans des conditions atroces et que quelqu’un tomberait peut-être sur ma carcasse desséchée…
Par chance, des fermiers passèrent par là environ 1h après le début de mon calvaire : ils ont eu la gentillesse de me remorquer jusqu’à Roswell où un garagiste (Big O Tires) m’a offert la réparation de mon pneu.

Si je m’en suis sortie avec beaucoup de veine ce coup-ci, je vous conseille d’apprendre à mettre les mains dans le cambouis et d’avoir quelques connaissances basiques en mécanique : ça peut servir !

  • Les imprévus routiers

N’hésitez pas également à regarder les infos avant de prendre la route : en 2013, alors que j’étais au fin fond de l’Utah, la police avait mis en place des barrages routiers un peu partout coupant certains accès ; ils recherchaient un gang de bandidos, des motards dont il vaut mieux éviter de croiser la route… J’ai donc du revoir mon itinéraire ce jour là…

  • Les impondérables de dernière minute de la météo

Là encore, je vous conseille de consulter les prévisions avant de prendre la route : vous éviterez ainsi flash-floods, incendies ou importantes chutes de neige. Certaines activités de plein air comme visiter Antelope Canyon (Arizona, USA) peuvent également se révéler mortelles en cas de météo incertaine. Informez-vous !

8. Voir défiler une variété de paysages incroyables

Effectuer un road-trip, c’est enchaîner des kilomètres à pied, en voiture ou à vélo qui vous dévoileront tout un éventail de facettes souvent incroyables sur votre destination ! Aux États-Unis par exemple, certains états sont tellement immenses qu’il faut compter plusieurs jours de route pour en traverser seulement un ce qui m’a valu de faire plusieurs road-trips dans ce pays coup de cœur pour la variété de ses paysages.

Pour vous donner une idée du nombre de kilomètres parcourus pour chacun de mes périples :

  • en 2011 Islande : 1 895 km (13 jours)
  • en 2012 : 2 789,113 km (USA – Californie, Arizona, Utah, Nevada, Maui en 17 jours)
  • en 2013 : 4 200 km (USA – Nevada, Colorado, Nouveau-Mexique, Utah en 16 jours)
  • en 2014 : difficiles à évaluer car Hawaii est un archipel, Oahu, Big Island et Kaua’i en 16 jours
  • en 2015 (février) : 1126 km (Floride en 11 jours)
  • en 2015 (été) : 2 100 km (Californie, Nevada en 14 jours)
  • en 2016 (février) : 3 000 km (Nouvelle-Zélande)

Cela peut paraître énorme sans compter le voyage en avion qui comprend souvent plusieurs escales (vous trouverez d’ailleurs ici quelques astuces sur comment passer le temps dans un aéroport) mais franchement, ça vaut le coup car vous en prendrez plein la vue et oublierez vite votre fatigue !

9. Se la jouer star de cinéma

Qui n’a jamais vu des films où le héros (seul ou accompagné de sa bande de potes) parcourait des kilomètres pour le meilleur, musique à fond, cheveux au vent ? Devenez le protagoniste de votre propre vie et donnez vie à vos envies !

10. Parce que parfois, c’est la seule façon pour découvrir une destination

Si vous souhaitez visiter un pays et en découvrir ses différents aspects, le road trip s’impose comme un incontournable : la sédentarité ne vous permettra que de découvrir une ville (ce qui est déjà pas mal !) et ses alentours.

11. Le voyage est meilleur que la destination elle-même

Si on en prend plein les yeux durant un road trip côté paysages, on se souviendra notamment des bons et des moins bons moments expérimentés sur la route car faut bien avouer que le périple en lui-même constitue la plus grosse part du voyage, peu importe la destination où l’on se trouve.

Et pour toux ceux qui n’oseraient pas se lancer dans un road trip pensant qu’ils sont trop vieux, sachez qu’à partir du moment où pouvez prendre l’avion, conduire, voir et marcher, rien n’est impossible.

Et vous ? De quelle manière voyagez-vous ?

By Elodie Cabrera
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